Le syndrome pré-menstruel a sauvé mon entreprise

7 février 2019

J’ai envie de partager avec toi comment mon syndrome pré-menstruel (tu sais cette période bien galère avant les règles, où tu as envie d’étriper tout le monde) m’a évité de mettre la clef sous la porte.

Qu’on s’entende : mon syndrome pré-menstruel (SPM) n’est pas douloureux mais j’ai tout de même envie de quitter mon chéri, d’enfermer ma fille à clé dans sa chambre… Ou alors je me sens nulle, ma vie est pourrie, je ne ressemble à rien, je n’entre plus dans mon super jean (et en plus je me gave de noix de cajou)…

Côté boulot c’est pas mieux : mon entreprise est ridicule, mes produits sont has-been, et puis tout le monde s’en fout. Je me bats contre des moulins à vents, je ne suis même pas sûre d’être légitime… et en rien de ce que je fais fonctionne, ok, j’ ai qu’une envie : tout arrêter !

Là tu te dis peut-être que ça ne part pas très bien en matière de sauvetage d’entreprise en période de SPM… parce que tu l’avais compris, ces adorables pensées reviennent chaque mois quelques jours avant mes règles.

C’est vrai qu’avoir envie de tout foutre en l’air n’est pas le meilleur moyen pour développer mon activité… mais j’ai un secret que j’ai bien envie de te révéler aujourd’hui : j’ai appris à hacker mon SPM. J’ai cracké le code, et je l’ai retourné comme une crêpe.

Attention, je n’ai pas dit que j’arrêtais de penser à mettre mon chéri sur le palier avec sa valise ou de faire le ménage en râlant… je n’ai pas dit non plus que je voyais la vie en rose en mode Bisounours.

Non, je continue à me transformer en Hulk«e» ou alors à déprimer, bref, je n’ai rien changé à l’humeur grise (voire noire) de cette période de mon cycle.

Et pourtant, sans elle j’aurais déjà liquidé mon entreprise.

Ok, le suspens est à son maximum, je crache le morceau : j’ai appris à diriger cette énergie pour améliorer mon travail. C’est comme ça que j’ai refait mon site internet, créé plusieurs tunnels de vente, monté ma gamme de programmes, refusé d’ouvrir le capital, fait ma présentation pour demander un prêt bancaire, quitté le statut de micro-entreprise, refait mon logo, et encore beaucoup d’autres choses.

Toutes ces actions ont un point commun : elles sont parties d’un truc qui n’allait pas et qui me semblait « nul ». Voilà l’avantage de la phase prémenstruelle : repérer ce que ne va pas et avoir la créativité en ébullition pour inventer de nouvelles solutions.  Je réalise aujourd’hui que si je n’avais pas fait tout ça mon entreprise aurait surement coulé depuis longtemps.

Et toi, quel projet as-tu envie de réaliser grâce à ton cycle ?

Pour découvrir la technique de hacking (une de celles que j’enseigne dans Kiffe ton Cycle !) télécharge tout de suite ton livret d’exercice.

Si tu veux explorer les autres phases du cycle menstruel regarde par ici , l’article femme varie et c’est bien ainsi 

Commentaires

  1. J’ai mis très longtemps avant de reconnaître que j’avais un SPM. J’étais avant ça convaincue que c’était une invention pour discréditer les femmes. Tout mettre sur le dos de nos hormones pour justifier que nous ne soyions pas dignes de confiance ou trop instables. Alors cette vieille rengaine existe bel et bien, mais admettre que le SPM n’était pas une invention du diable patriarcal m’a demandé des années…
    Plus jeune à cette période de mon cycle, je devenais infecte. Odieuse avec quiconque me contrariait. Aujourd’hui j’ai pris conscience de cette agressivité, et même si ce n’est pas idéal j’arrive maintenant à rediriger ma colère envers les objets ou par une expression très… bruyante! (grands coups de pieds dans des coussins, cris exutoires…)
    Bizarrement, je constate aussi qu’aujourd’hui je suis bien plus à même de dire merde à quelqu’un pendant mon SPM. En quelques sortes, c’est comme si j’arrivais à utiliser ma colère pour appuyer mon sentiment de légitimité à dire non.
    Aujourd’hui j’arrive à kiffer cette période, même si elle n’est pas facile à traverser!

    1. Merci beaucoup Marie pour ton témoignage. J’ai fait le même parcours que toi refusant d’être « pilotée » par mes hormones pour me discréditer. Depuis j’ai réalisé que de cette spécificité nous pouvions faire une force.

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