Le Mindset gagnant d’un élève pilote de chasse

2 mai 2018
Ce que j’ai appris d’un élève pilote de chasse…

Ce que j’ai appris d’un élève pilote de chasse…

Aujourd’hui, le train qui est parti d’Aix-en-Provence sous un soleil de plomb et qui me reconduit en Bretagne s’est arrêté net à quelques minutes de Massy…. Panne.

Une bonne heure plus tard, nous entrons enfin en gare et je découvre mon nouveau voisin de route. Il est élève pilote de chasse et passionné. Une heure de retard, les estomacs qui crient famine, nous voici embarqués dans une grande conversation sur nos métiers respectifs. Nous parlons de stress, d’objectifs, de repos et… d’avions. Je vous passe la partie sur les avions, mais je pense que vous serez intéressé.e de découvrir les astuces que j’ai pu relever au cours de notre conversation comme étant ses clés de succès dans un parcours qui figure parmi les plus sélectifs.

 

1. Aller à un concours pour réussir et non pour essayer !

La première fois qu’il s’est présenté au concours de l’armée de l’air, il avait envie d’y arriver mais il y est allé pour essayer… Et il a échoué. Quand il a eu la chance de pouvoir présenter un second concours, il y est allé pour réussir, et il m’a confié que ça avait beaucoup changé son état d’esprit… Et il a été retenu.

Les mots ont leur importance, y compris ceux que nous pensons sans les prononcer. Essayer de faire quelque chose, ce n’est pas la même chose que de le faire. Pour avancer, bannir le terme « essayer » est un premier pas souvent efficace !

2. Un objectif doit dépendre de soi et non des autres.

Lorsqu’il a passé le concours de la marine (eh oui, il y a des pilotes de chasse dans la marine !) il s’est dit : mon objectif est de faire de mon mieux. Comme ça, m’explique-t-il, si j’ai fait de mon mieux et que je ne suis pas pris, j’aurais tout de même réussi.

C’est tout à fait ça ! Réussir le concours faisait intervenir de nombreux paramètres qu’il ne maitrisait pas. En revanche, en faisant de son mieux, il avait toutes les cartes en main pour l’obtenir.

3. En cas de stress, je me pose une question qui commence par « comment ».

Quand il est en vol et qu’il « ne reste rien à faire », il y a un petit moment de stress où il se dit : « ai-je oublié quelque chose ? » Quand il sent la pression monter, il se demande comment faire sa prochaine action.

Belle stratégie pour passer du mode instinctif (qui est à l’origine du stress) au mode adaptatif (qui nous permet de sortir de la zone de stress pour une zone de lucidité et de souplesse). En se demandant « comment… », nous nous obligeons à réfléchir de façon « complexe », ce qui peut faciliter la bascule en mode adaptatif.

4. Je me couche plus tôt, je fais des nuits plus longues et j’ai arrêté de subir mes semaines.

Il lui est arrivé une fois, un peu par hasard, de se coucher vers 22h alors qu’habituellement c’était plutôt minuit. Le lendemain, il n’a pas du tout « subi sa journée ». Alors, quelques jours plus tard, il a retenté, et… même résultat. Maintenant c’est devenu un mode de vie, il se couche presque chaque soir vers 22h et il a vu une différence significative dans son quotidien. En plus, il s’accorde une micro-sieste s’il en a la possibilité, entre 5 et 20 minutes.

Le sommeil est la clé pour limiter le stress, améliorer ses journées et sa productivité. Le déficit de sommeil est pratiquement chronique dans notre société. Il a pourtant de nombreuses conséquences physiologiques (difficultés de digestion, épuisement, fébrilité, etc.) et psychologiques (stress, difficultés de mémorisation, irritabilité, etc.). Les micro-siestes sont très efficaces pour compenser un petit peu le déficit.

5. Je pose mes objectifs marche après marche, un à la fois.

Les élèves pilotes, puis ensuite les pilotes, sont évalués chaque année et peuvent être « éliminés » s’ils n’ont pas réalisé leurs objectifs. Sa stratégie pour ne pas y penser est de poser un nouvel objectif dès que le précédent a été atteint. Là par exemple, son objectif n’était pas encore d’être pilote de chasse (même si c’est son rêve) mais de passer sur un nouvel avion.

Une marche après l’autre, se concentrer sur les pas pour monter plutôt que de passer son temps le nez en l’air à regarder un objectif (certes superbe) mais si lointain. C’est plus motivant, et les chances de succès en sont augmentées.

6. Je fais un métier qui me passionne !

Je remarque sur son téléphone la photo d’un avion de chasse en écran d’accueil. Il me confie qu’ils sont tous pareils, ces passionnées qui rêvent de ces avions, qui en connaissent par cœur les moindres caractéristiques et qui pourraient en parler des heures !

Plutôt que de choisir la facilité d’une voie « avec des débouchés », les personnes passionnées avancent vers leur rêve et réussissent même si les places sont limitées.

 

Le plus drôle, c’est que ce jeune homme met en place toutes ces stratégies sans avoir conscience de la pépite qu’il transmet. Il a fait ça au « feeling », et ça fonctionne ! J’adore modéliser ce qui fonctionne, je suis donc ravie de vous permettre de prendre conscience de la puissance de son mindset dans sa réussite !

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